Nadir et Lucio Bukowski chez Oster Lapwass (N°66)

 
2011/04/28  - Chez lapwass

Nadir et Lucio Bukowski chez Oster Lapwass (N°66)

 

Lyrics.

Nadir :
A l'heure où j'ai le noir qui re-vidange ma vésicule biliaire,
Ma soif de connaissance aimerait bien voir toutes vos écoles pillées,
Le monde s'effondre et vient d'atteindre le point de non-retour,
Quand l'histoire de nos vies passe au travers n'a pas de narrateur.
Mon livre de la jungle n'a vraiment rien de Walt Disney,
Crions métamorphose faisons l'procès de vos établissements,
Voyage au bout de la nuit, ivresse multipliée par deux,
Du côté de chez wam on recherche tous le temps qu'on a perdu.
Les feuilles tournent et roulent, rient de leur spectateurs minables,
Le temps emporte le vent que la plupart des fleures en germe inhalent,
Le côté beau de l'air, et ses ailes hautes,
Il était un petit nadir en 1800 ou bien dans ces eaux-là.
J'aime bien les cols des femmes quand ceux-là sont jeunes et garnis,
Puis tuer le temps avec elles, le revoir quand je lis Gary,
Et quoi de mieux à faire, l'école est prisonnière,
J'ai trop fumé les fleurs du mal et en découle mon humeur buissonnière.
Troquer le ou la haine du spleen contre deux F,
Mes nuits sont allongées par l'intérêt que rencontre EDF,
Tramway nommé désastre et ralenti par un dos d'âne,
Un jour je serai fou comme un Beckett, en attendant dodo. 
L'ère est macabre et encore plus taré que tes Rougonts,
Pendant que les misérables ont saccagé la rue Victor Hugo,
J'ai commencé l'art tôt, je sais j'ai des goûts de chiottes,
Mais on tuera tous les affreux pour réunir enfin Charles et Lucio.

Lucio Bukowski
Mon purgatoire ressemble à c'qu'Orwell avait prédit,
Pris dans le ventre de Lyon, j'attends ma mort à crédit.
Tandis que j'agonise mes confrères usent le sampler,
J'écrirai mes poèmes à l'ombre des jeunes filles en pleurs.
Demande à la poussière si mon art est le démon, 
Je suis l'idiot de l'histoire, l'étranger d'une saison.
A l'école des flammes, même le misanthrope détale,
Le sort te met à l'épreuve pour voir ce que tes nerfs valent.
On a qu'une vie mon bel ami et puis la fin,
Mes mots passant d'idées à feuilles en élan vain.
Hors la tristesse, je ne vois pas et prends racine,
Du coup mon flow berce ton oreille et l'assassine.
Le soleil se lève aussi sur la perle qui t'habite, 
Je recherche une baleine, un château et un bon beat.
Mais la vie est un procès, les années des îlotiers,
Défoncé au haschich un peu comme Téophile Gautier.
Chacun ses illusions perdues et l'existence se marre,
T'invite à son banquet, te règle à grand coup d'assommoir.
Le songe d'une nuit d'été s'est perdu dans les ruelles,
L'adolescent que nous étions rêvait d'une vie nouvelle.
Moi je danserai le rigodon, tout en fonçant au casse-pipe,
Le lectorat de Sartre se dira "mais qui est c'type ?".
Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines,
Mais tout finira bien comme dans un livre de Jane Austen.

 


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